2007- 1
2008 & 2006
2007 - 2
2007- 1
2006 - 1
2006 - 2
2005
2004
 
Villes cyclables : il n'y a pas que la route!

Toutes les communes peuvent faire quelque chose pour le vélo, même celles dont les rues sont étroites et les finances au plus mal.
La journée technique du Club des villes cyclables, le 22 mars 2007, a montré les vertus de la location de vélos et du stationnement des vélos aux abords des gares.

La « mise à disposition » de vélos n’est qu’une forme de location, gratuite ou payante pour l’usager, toujours payante pour la commune. Mieux vaut être une grande ville si on veut attirer les géants de la publicité. Mais Orléans vient de signer pour une mise à disposition automatique avec 300 bornes, sans adossement à la publicité, et Besançon vient d’en faire autant, avec publicité.
Lorient, Tours, Toulouse ou Bordeaux … pratiquent le prêt de longue durée, formule plus modeste mais très spectaculaire en termes de résultats. Le prêt est possible en quelques points de la ville, chez un vélociste conventionné, à la maison municipale du vélo ou dans les locaux de la centrale de transports en commun. Visant quelquefois un public-cible (les étudiants, les chômeurs…), l’objectif est toujours double ou triple : Permettre la mobilité pour tous ; mettre beaucoup de vélos dans la rue ; faire découvrir ce mode de déplacement pour que les personnes s’y habituent et s’équipent en propre.
A noter en complément que plus il y a de vélos, moins il y a d’accidents de vélos : la ville se calme, et les automobilistes finissent par tenir compte des cyclistes. Ce qui ne dispense quand même pas d’intervenir sur les situations difficiles (plan de circulation, phasage des feux, autorisations diverses…), sans engager pour autant des travaux herculéens.

La location de courte durée, quant à elle, concerne plutôt des usages exceptionnels comme le tourisme ou le loisir, car l’acte de location prend forcément du temps. Ce n’est pas le cas des systèmes automatiques avec bornes réparties un peu partout (mais au maximum à 300 mètres d’intervalle), qui peuvent être utilisées ponctuellement, même en complément des transports en commun. Ce dernier usage devrait rencontrer son public là où les citoyens ne disposent pas de stationnement vélo à leur domicile.

Cependant, si l’on veut offrir la possibilité de terminer le parcours depuis la gare jusqu’aux lieux de travail, mieux vaut envisager la location de longue durée couplée à une bonne consigne à vélos en gare.

La consigne à vélos est la modalité la plus aboutie du garage à vélos. L’abri à vélos est une première solution, à réserver cependant aux zones très sûres, de préférence là où les arrêts sont courts (zones commerciales par exemple). Souvent cet abri prendra plutôt la forme d’un garage à vélos fermé et surveillé. Son accès doit alors être possible le soir et la nuit, 7 jours sur 7, par carte magnétique par exemple. Le gardiennage des vélos peut utilement être complété par un espace de services, réparations, ventes d’accessoires, lieu de réunion, lieu d’information… qui contribueront à rentabiliser les salaires versés. La gestion peut être confiée à une association ou une entreprise, elle peut être municipale, elle peut aussi être assurée par le gestionnaire des transports publics. Si les coûts ne sont pas nuls, puisqu’il faut au moins 3 employés en roulement et un encadrant, la rentabilité en termes généraux est toujours intéressante. Avec un endroit sûr pour ranger le vélo, plus besoin de bus ou de voiture pour aller à la gare, et plus de confort pour ceux qui continuent à les utiliser. Et aussi, finie la tentation de faire l’ensemble du parcours en voiture : le vélo rapporte des clients au train ou au tram.

Seules conditions : les horaires, et l’emplacement. Il doit être visible et commode, et à moins de 50 mètres du lieu d’embarquement. A Tours il est en tête des trains, sans la moindre sophistication, et toujours plein.
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QUATRE ENORMES MANIFESTATIONS CYCLISTES EN EUROPE

BUDAPEST, 22 AVRIL 2007
50.000 personnes ont participé dimanche 22 avril à la Masse Critique de Budapest !
Photos et vidéo: http://www.velo.hu/cm.php et http://criticalmass.hu/english

BRUXELLES, 6 MAI 2007
10 000 cyclistes ont convergé à Bruxelles ce dimanche 6 mai 2007, en une dizaine de pelotons depuis plusieurs coins du pays et au départ de Bruxelles pour une journée nationale du vélo. Plusieurs tronçons d’autoroutes et certains tunnels leur étaient réservés pour l’occasion , ce qui a certainement contribué au succès.

Le GRACQ, organisateur de BicyCity, voulait démontrer que face aux enjeux environnementaux et de santé publique, l'heure du vélo avait sonné et que les déplacements quotidiens vers le travail et vers l'école à vélo doivent devenir une priorité.

L’opération devrait être renouvelée tous les deux ans.

http://www.bicycity.be

SOFIA, 15 MAI 2007
Plusieurs centaines de personnes à vélo, en roller, à pied, en fauteuil ou en poussette ont participé à la "journée du climat"
http://www.zazemiata.org/
http://bulgaria.indymedia.org
http://bulgaria.indymedia.org

BERLIN,3 JUIN 2007
31° Sternfahrt, avec 250 000 cyclistes !!! En 2001 l’utilisation des autoroutes a fait se multiplier par deux le nombre de participants.


PS. (29/12/07)
On nous signale la "masse critique interplanétaire" à ROME en mai 2006 : "live bicycle", sur http://video.google.it
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VELOV’ ET VELIB’ SIGNENT LE PASSAGE DU TRANSPORT A LA MOBILITE
Congrès du Club des Villes cyclables, Lyon, 18 – 19 octobre 2007

Vélib’ et vélov’, le parisien et le lyonnais, marquent un changement de civilisation. Ni les vélos ni les tramways ne sont des nouveautés, ce n’est pas là que se joue la rupture, nous a expliqué Georges Amar, directeur de la prospective à la RATP. Les déplacements, c’est l’information, et cela constitue un changement de paradigme.

Le transport, passif et collectif, porte d’un point à l’autre le plus vite possible, tandis que la mobilité, active et individuelle, est un événement polysémique. La mobilité est consciemment occasion de rencontres, achats, lectures, etc. les grandes gares deviennent des centres commerciaux et culturels. Le transport vide qui s’exprime en distance s’oppose à la mobilité qui s’exprime en temps. Paris est bien à deux heures de Lyon, n’est-ce-pas ? Le temps est devenu l’élément central, qu’on peut aussi vouloir faire durer (le temps de la vie, celui des vacances) ou dont on se fiche (il a fait le tour du monde à vélo).

Les tramways ou les vélos en libre-service ne sont pas un mode de transport ou un vélo. Ils requalifient la ville, ils sont un phénomène de société. Le changement de paradigme ne se situe ni dans tram ou vélo mais dans l’information, dans le périphérique. L’informatique a changé de nature du jour où fut inventée la souris, le plus petit d’entre eux ! Les déplacements ont changé de nature du jour où furent mis en place les logiciels d’organisation du co-voiturage, du calcul d’itinéraire, de guidage, de recherche d’horaires ou de réservation, de gestion de vélos…

Désormais la mobilité exige une grande compétence, car chacun l’organise lui-même, en passant d’un mode à l’autre. La mobilité « durable », c’est faire plus avec moins, mieux remplir les voitures, utiliser davantage les vélos, faire plus de petits déplacements dans un temps court.

Les vélos comme les autres ne sont plus que des moyens, et ne constituent plus ni identité ni ne se suffisent à eux-mêmes. Aucun n’est parfait, et la diversité c’est la vie !

Is. L. 29 oct. 07

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VELO-CITY 2007, MUNICH : pragmatisme et ambitions

Record de participation battu (958 contre 850 à Paris en 2003) pour cette 16° édition du célèbre congrès bi-annuel, et organisation sans faille : sans états d’âme, les Allemands ont mené à bien leur tâche, quitte à copier les recettes éprouvées ailleurs (par exemple, la balade nocturne et la sacoche sont tout droit sorties de l’expérience parisienne).

La ville de Munich, peu dense et pleine de verdure, offre des conditions de circulation assez satisfaisantes aux cyclistes. Notons que de nombreuses pistes sur trottoir sont déclassées au profit de belles bandes sur la chaussée. Fléchage dense, itinéraires structurants, ainsi qu’un axe traversant toute la ville le long du fleuve, partie de la véloroute qui relie la frontière autrichienne au Danube.. Une carte très complète et précise et des vélos en libre-service viennent couronner le tout.

De nombreuses personnalités étaient présentes, du maire de Munich, et pas qu’une fois, aux ministres des transports de plusieurs pays. On voit que le sujet prend de l'importance.

Des 150 présentations on retiendra pour les agglos l’importance de la concertation, entre partenaires « égaux en dignité » (Kiel, Munich, Tilburg…). Pour les politiques nationales on remarque qu’elles associent de plus en plus partenaires privés et publics (Suisse), fonctionnent en réseau (Norvège, république tchèque, Allemagne…) et s’appuient sur des arguments de santé (la mobilité) et de sécurité (république tchèque, Allemagne, Norvège…). L’importance de la signalisation, des cartes et de la communication a été plusieurs fois soulignée.

Un mot de « santé » enfin, très important même si marginal dans le congrès: Le projet européen «vector » a pour objet la mesure et la visualisation de l’exposition aux polluants « ulta-fins ». Ces « ultra-fins» sont pires que tous les polluants connus à ce jour, ils pénètrent dans le sang et atteignent le cerveau. Les nouveaux diesels en rejettent plein. Le simple passage d’une mobylette fait faire un bond stupéfiant à la courbe.

Il est plus que temps que les ambitions s’affichent. C'est le cas. Si Londres veut quadrupler le nombre de ses cyclistes avant 2025, Coppenhague veut devenir la première ville cyclable du monde, et aussi la capitale mondiale de la lutte contre la pollution. Son maire a même déclaré que pour la mobilité le vélo était le changement le plus significatif des temps modernes !

Is. Lesens, 20 juin 2007

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Moins d’un an après l’inauguration du tramway,
TOTALE REFONTE DES BOULEVARDS DES MARÉCHAUX

Dans le cadre de sa politique de réduction de la place de l’automobile en ville et de lutte contre le réchauffement climatique, le conseil de Paris débattra, le 2 avril, d’un ambitieux projet de redistribution de l’espace sur les boulevards Maréchaux sud.

Il s’agira de ramener la circulation automobile sur les deux voies côté nord et d’affecter l’espace « extérieur » (côté sud) à la création de jardins familiaux.
Une piste cyclable à double-sens sera aménagée entre le trottoir et les jardins, sur la largeur d’une voie automobile (environ 3 m). Les parcelles seront affectées aux habitants désireux de les cultiver, et seront gérées par l’association des Jardins familiaux d’Ile-de-France.

Denis Baupin précise que ce projet était à l’étude dès l’origine, mais qu’il n’avait pas vu le jour à cause du refus du préfet de police. Or il s’avère aujourd’hui que les riverains expriment leur déception quant au nouveau visage des boulevards : insécurité et bruit, cyclistes un peu n’importe où… et que par ailleurs le préfet souhaite lui aussi, désormais, que l’automobile cède la place à la verdure.

L’opposition municipale, pour une fois d’accord, devrait même aller plus loin. Elle a indiqué vouloir proposer que les boulevards soient renommés, et que de Maréchaux ils deviennent «maraîchers». René Galy-Dejean, maire du XV° arrondissement, a ajouté qu’il voterait ce projet si les noms choisis permettaient d’honorer des jardiniers ayant particulièrement excellé en France. André Le Nôtre, La Quintinie, Alphand … méritent autant notre admiration que des guerriers, nous a-t-il précisé avec émotion. Françoise de Pannafieu, maire du XVII° et candidate au fauteuil de maire de Paris, se réserve de citer Albert Kahn, Joachim de Carvalho ou Jean-Claude Nicolas-Forestier, selon des sources proches du dossier. Une commission de toponymie présidée par le maire du XV° devrait être chargée de proposer une liste d’ici 6 mois.

Rappelons que ces deux personnalités se sont engagées, si la mairie leur revenait, à transformer la petite-ceinture en coulée verte accessible aux piétons et aux vélos.

Denis Baupin, qui a fait prendre de gros risques à la municipalité en mettant des cyclistes partout, trouve là une occasion en or de se racheter une place dans l’histoire. Nous regrettons évidemment QUE LE PREMIER AVRIL TOMBE UN DIMANCHE, car ce projet a vocation, selon ses dires, a être étendu à l’ensemble de la rocade des boulevards.
32 mars 2007
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JE L’ATTENDAIS DEPUIS PLUS DE 30 ANS…
LA DÉFENSE S’OUVRE ENFIN
Cela fait plus de 30 ans qu’il n’est plus possible d’aller à vélo de Saint-Germain-en-Laye (où j’habitais) à la place Péreire (où habitait ma grand-mère, Paris 17°), pour moins de 20 kilomètres en zone plate.
On nous avait mis la Défense en plein dans le passage.

Aujourd’hui, la construction d’une piste cyclable est presque terminée… Elle n’est pas totalement plate, mais on pourra s’en accommoder. L’accès côté pont de Neuilly n’est pas encore fait, mais semble être en travaux. La piste peut se prendre au coin des rues Louis-Blanc et du Général-Audran, sur Courbevoie, non loin de la Seine, ou aussi avenue Gambetta, et se termine rue Regnault, en face de l’escalier mécanique derrière le CNIT. De là on peut prendre le boulevard de la Mission-Marchand, sur lequel un jour, peut-être, se trouveront tramway et pistes cyclables, puis, par les contre-allées de la RN 192, atteindre les bords de la Seine à Nanterre.
Sauf une interruption à Nanterre, facile à contourner avec un plan du coin, on peut suivre la Seine vers l’ouest et le nord jusqu’à Sartrouville, la plupart du temps par des chemins partagés avec les piétons ou des rues interdites aux trafic motorisé les samedis et dimanche.
Ce n’est pas le plus court à vol d’oiseau, mais c’est une bien agréable promenade. Il faut juste changer de rive à Bougival, après avoir roulé quelques 600 mètres sur le trottoir.
Ce qui veut dire que 20 ans après son décès je peux enfin aller voir ma grand’mère …
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rempli le
30 SEPTEMBRE 2008