2006 - 2
2008 & 2006
2007 - 2
2007- 1
2006 - 1
2006 - 2
2005
2004
 
VELO CONTRE KALACHNIKOV
Parec, une ONG basée dans l’est de la République démocratique du Congo, propose d’offrir une bicyclette aux miliciens qui rendraient leurs armes. Et ça roule! cette méthode orginale semble plus efficace que l’action de l’ONU pour désarmer les acteurs du conflit le plus meurtrier de la planète depuis la Seconde Guerre mondiale. Déjà 6500 armes ont été collectées et détruites en 2005.

Qui vive (journal mural) n° 39, 17 au 27 août 2006.- (Relevé à Paris)
Reporter sans frontières
Pour la liberté de la presse
http://www.rsf.org
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Lundi de Pentecôte – 5 juin 2006
MESSE ANNUELLE A NOTRE-DAME DES CYCLISTES

Comme chaque année depuis le 18 mai 1959, la messe était célébrée en ce lundi de Pentecôte à Notre-Dame des cyclistes, sur la commune de Labastide d’Armagnac.

Si la chapelle date du 11° siècle, construite sur l’emplacement d’une villa romaine, si sa fréquentation est émouvante, cela ne lui vaut pas une célébrité très au-delà de sa région. Et si j’ai toujours vu au moins 7 prêtres co-célébrants, cette fois avec l’évêque co-adjuteur de Dax, ce sont surtout des personnes de la région qui en profitent, venues en auto pour la plupart. Qu’auront-t-elles compris des envolées du prêcheur sur le souffle de l’Esprit Saint qui est comme le souffle du cycliste sain, ou sur le chrétien qui, comme le cycliste, doit être humble ?

Ecoutons Francis, de la délégation du nord de la Loire (2 personnes) :

« Je suis bien rentré via Commensacq. Le train est arrivé à Morcenx avec une demi-heure de retard vers 22 heures, alors que le dernier café fermait à 21 heures et que la salle d'attente de la gare était verrouillée. Le dernier restaurant a fermé boutique, c'est la débâcle en province pour le commerce ... De plus, le compartiment vélos était encombré d'une dizaines de clous, au lieu de six maximum, avant que je n'arrive. Erreur, disait l'employée qui m'a obligé à ajouter le mien. Elle m'a aussi dit que le logo vélo n'était pas sur ce train dans les horaires car le transport est payant.???? A l'écran d'ordinateur des gares, il y a un signe distinctif, un cadre rectangulaire ! Après ma réservation épique à Paris, je trouve la SNCF reste toujours aussi inopérante pour les vélos.

Merci derechef pour cette invitation en Armagnac qui m'a fait découvrir
cette contrée et ce site fabuleux. »

Ouf !
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LA PISTE CYCLABLE DE LA SARRE

Un petit tour entre Alsace, Lorraine, (France), Sarre (allemande) et Luxembourg. 3 ou 4 jours à bicyclette pour vérifier qu’on parle Français d’un côté, Allemand de l’autre, qu’on ne mange pas de la même façon, et que le prix des bières varie sensiblement.

Rendez-vous à Thionville (une heure depuis Nancy) par n’importe quel TER, tous ouverts aux vélos.

A Thionville, sortez de la gare. En face, l’auberge de Jeunesse. Juste derrière, la piste cyclable. Elle borde la Moselle. En avant!

Cette magnifique piste cyclable vous mènera à travers champs et vignes, le long de la Moselle, vers le Nord, jusqu’à ce qu’elle se jette dans la Sarre. Nombreux campings tout le long, aucune lassitude car la piste s’éloigne de la rivière ou y revient au gré des occasions, dégageant là une pelouse, là des jeux, là un joli point de vue.

Aux abords de la ville de Trêve (Trier) la piste continue au bord de la rivière Sarre, en Allemagne, sur la Saarradweg ou véloroute de la Sarre.
Même qualité de revêtement, même fléchage impeccable, au point qu’aucune carte spécialisée ne soit nécessaire.
La piste à l’occasion se transforme en petite route, mais la continuité est parfaite. On a noté seulement deux traversées dangereuses, et, certes, des accès aux villes désastreux. Aucune monotonie non plus, la piste, aux abords simples, n’est pas plus rectiligne qu’en France. Les paysages traversés sont variés, à l’image de l’activité humaine. Vignes en Moselle, grimpette dans la forêt au sud de Saarburg, pour atteindre un petit oratoire offrant un point de vue mémorable sur une boucle sauvage, zone sidérurgique en pleine activité plus loin. Enfin, la piste se glisse entre route à grande circulation et fleuve, voire même sous son tablier!

Les amateurs de villes seront comblés. Saarlouis, son plan au cordeau et ses bars à vin nichés dans le muraille d’enceinte, Saarbruck et son immense rue piétonnière, Sarreguemines, capitale de la céramique du même nom et son four unique en Europe.... Les chambres d’hôte ou petits hôtels à la campagne se trouvent très facilement, et sont nombreux.

Après Sarreguemines la piste est toute neuve mais plus de fléchage!. Elle permet cependant d’atteindre le canal des houillières de la Sarre. Là, les départements s’alternent : Le Bas-Rhin et son tracé archi-rectiligne enrobé d’un rouge sérieux. La Moselle, plus aimable, mais qui ne finit pas ses travaux. On prévient : “Ce chemin de halage n’est pas une piste cyclable...” Bref, on peut se laisser aller... jusqu’au moment où l’on arrive à la jonction avec le canal de la Marne au Rhin.

La véloroute officielle quitte ces parages et passe à l’est par Sarrebourg et Lutzelbourg. La piste cyclable du canal de la Marne au Rhin y commence et mène en une quarantaine de kilomètres à Strasbourg, d’où vous pourriez enchainer sur la véloroute du Rhin.

Pour rejoindre Nancy, nous sommes piégés! Le passage sur la rive praticable du canal de la Marne au Rhin ne peut se faire que par une passerelle presque dérisoire, très haute et très étroite, à marches. J’ai dû démonter les sacoches et passer le tout en plusieurs fois! il vous faudra donc quitter le canal un peu avant.

Encore une quarantaine de kilomètres par la route, et vous voilà à Lunéville, puis Nancy par TER.

Plus de détails sur la région ? Voir le site de Thierry Léoutre :
http://perso.modulonet.fr/tleoutre/index.html

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ACCESSIBILITÉ ET CONFLITS D'USAGE
Journée technique du Club des villes cyclables, mars 2006

LES POLITIQUES "AUTO-CENTRÉES" VIRENT AU CAUCHEMAR
La première réponse à la question des usages de l’espace public est souvent, et naturellement, de « brimer l’automobile ».

Erreur, peut-être… car la création de pistes cyclables, de protections de trottoirs, de feux pour les passages piétons, de couloirs et banquettes pour les bus, etc. renforce finalement la visibilité de l’automobile par la prolifération des signaux, a fait remarquer Denis Baupin. La limitation de la vitesse elle-même peut avoir pour effet réellement pervers, en régularisant les flux, d’augmenter la capacité de la voie…

VOIR EN FACE LES VRAIES PRIORITÉS
Alain Rouiller (ATE, Suisse) a montré pourquoi on devait faire des zones 30 sur les grands axes, contrairement à ce qu’enseigne la doctrine française, puisque c’est là que se trouve la vie. Il a aussi montré comment on doit dépasser toute conception «auto-centrée» pour aller vers des « zones de rencontre », sans aucune barrière, comme devant la gare Cornavin à Genève ou sur la place centrale de Bienne. Jan Gheldof, de Courtrai, a décrit le nouveau code de la rue comme un code du respect du plus fort envers le plus faible.

Point de vue utile, aussi, que celui mis en œuvre à Lille par Alfred Peter, paysagiste. Définir d’abord les priorités, livraisons, accès des secours, bavardages… et aussi la définition d’un plan structurant à vélo, comme on le fait pour les automobiles : deux rocades, huit radiales. A partir de là, le plan d’action est clair.

ORGANISER LA COHABITATION? ATTENTION AUX FAUSSES BONNES IDÉES
Alors, brimer l’auto ou organiser la cohabitation ?
Si celle des cyclistes sur les trottoirs a été largement rejetée lors de cette journée, la politique de pistes cyclables systématiques pour les collèges de Jacou (Hérault) a séduit. 80 % des gamins viennent à vélo…

Mais il n’y a pas de recettes toute faites. Les décisions en milieu contraint doivent être collectives pour être réalistes et acceptées. Et si le code de la rue belge fait des envieux, on a voulu se souvenir qu’en France l’appareil législatif n’était pas mauvais (loi Badinter, loi sur l’Air, etc) . Notre faiblesse réside plutôt dans la communication. Qui sait décrire une zone 30 ? a demandé Anne Faure. Pourtant, passer de la culture de la sanction à celle du respect serait évidemment satisfaisante.

Le conseil national des transports, peu révolutionnaire d’habitude, a planché pendant deux ans sur le thème de « Sécurité et cohabitation sur la voie publique : au-delà des conflits d’usage ». Son rapport est disponible sur http://www.cnt.fr
Il ouvre une avenue : une multitude de mesures sont à prendre, au-delà de tout simplisme.

Il semble que la France soit sur le point de prendre des décisions utiles.

Is. Lesens, 24 mars 06

rempli le
30 SEPTEMBRE 2008